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Groupement de Recherche et d'Études pour la Civilisation Européenne

GRECE, Nouvelle Droite, G.R.E.C.E.
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Actualités : L'élection présidentielle de 2007
20 mai 2007
sarkozy A lire également sur la toile, deux analyses complémentaires :

Europa Maxima Pierre le Vigan Terres de France - Une élection qui ouvre des temps nouveaux
Polemia - Election de Nicolas Sarkozy : retour à la case 1986 ou vraie « rupture » ?]
Actualités : L'élection présidentielle de 2007
15 mai 2007
sarkozy L'élection présidentielle qui s'est déroulée en France les 22 avril et 6 mai 2007 ne ressemble à aucune de celles qui l'ont précédée. Elle a d'abord vu s'affronter des candidats appartenant pour l'essentiel à une nouvelle génération, mettant ainsi un terme au cycle chiraquo-mitterrandien. Elle s'est caractérisée par une participation d'une importance jamais vue depuis 1965 (83,7 % au premier tour, soit plus de 37 millions de votants, 85 % au second), celle-ci s'accompagnant d'une forte hausse des inscriptions sur les listes électorales (3,3 millions d'électeurs supplémentaires, soit 7,5 % de plus par rapport à 2002), en net contraste avec les scrutins précédents, qui témoignaient au contraire d'une forte désaffection vis-à-vis des urnes. Enfin, contrairement encore aux scrutins précédents, qui n'avaient en aucune façon affecté les partis politiques, elle a immédiatement entraîné un bouleversement du paysage politique, avec la création par François Bayrou d'un nouveau parti, le Mouvement démocrate, tandis que les résultats obtenus plongeaient quatre autres formations politiques dans la crise : le Front national, le parti socialiste, le parti communiste et les Verts.
fleche [Alain de Benoist : L'élection présidentielle de 2007]
Parutions : Eléments, nº124 -- La gouvernance, c'est la mise à mort de la démocratie
14 avril 2007
gouvernance
Editorial :
Le capitalisme libéral contre la souveraineté du peuple (Robert de Herte)
Dossier :
Gouvernance : histoire et doctrines d'une idée liberticide (Alain de Benoist)
L'OPA des oligarchies sur la démocratie (Alain de Benoist)
Articles :
Jacques Vergès ou le noble art de la guerre (François Bousquet)
Jean-Edern Hallier avait de la nitroglycérine dans le sang (François Bousquet)
Un cinéma qui vous veut du bien (Ludovic Maubreuil)
Le soufre de Tina Aumont (Alexandre Mathis)
Pour une relecture d'Alberto Moravia (Pierre Le Vigan)
La circoncision contre le sida : une imposture (Gérard Zwang)
Les nouveaux livres d'Alain de Benoist (Bruno Larebière, Paul Masquelier)
Moi, Jacques Attali, prophète du pire des mondes... impossibles (Fabrice Moracchini)
Des décroissants qui croassent (François Bousquet)
Arts : les femmes de Jean-Marie Legrand (Michel Marmin)

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Parutions : Eléments, nº123 -- Terrorisme : pourquoi ça ne fait que commencer ?
20 janvier 2007
Terrorisme
Editorial :
Les sociétés libérales piégées par le libéralisme (Robert de Herte)
Dossier :
De la terreur légale au terrorisme global (Alain de Benoist)
Le terrorisme a encore de beaux jours devant lui (Alain de Benoist)
Articles :
L'offensive de Kostas Mavrakis contre le non-art (David Mata)
L'Amérique selon James Ellroy (entretien avec Jean-Pierre Deloux)
Mao Zedong en éternité (Yves Branca)
L'exemple de Dioclétien (André Murcie)
Heimat, le film du siècle (Ludovic Maubreuil)
La leçon philosophique de Joël Séria (Michel Marmin)
François Augiéras, prophète de la religion éternelle (Fabrice Valclérieux)
Melchor Rodriguez, l'Ange Rouge de la guerre d'Espagne (Arnaud Imatz)
Quel avenir pour l'Afrique du Sud ? (entretien avec Danie Goosen)
Résister au totalitarisme des machines avec Günther Anders (François Bousquet)
La suppression de l'enseignement du latin : un crime contre les humanités (Christopher Gérard)
Félix Schivo ou la sculpture du vivant (Michel Marmin)
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Archives : Éléments, nº104 -- École : la machine à décerveler ?
3 décembre 2006
Eléments 104 L'homme est à la naissance un être inachevé. Pour se parfaire, il a besoin d'apprendre. D'apprendre que : ce sont les connaissances ; d'apprendre à : c'est le savoir-faire. Il y avait autrefois diverses manières d'acquérir connaissances et savoir-faire. Aujourd'hui, il n'y en a plus qu'une : l'école. Or, l'école est en crise dans tous les pays industrialisés. Particulièrement en France, pays qui consacre chaque année près de 100 milliards d'euros à l'éducation et où les ressources affectées à ce secteur ont pratiquement doublé en l'espace de vingt ans, chacun s'accorde à constater que l'école va mal. Beaucoup se bornent à constater des pathologies quotidiennes (violences, drogue, " incivilités ", baisse de niveau, etc.) qui ne sont que des épiphénomènes. D'autres, non sans raison, dénoncent le centralisme étatique, l'inefficacité bureaucratique du "mammouth" de l'Education nationale, les aberrations du " pédagogisme " ou la croyance selon laquelle tout le monde peut suivre une scolarité normale jusqu'au niveau du baccalauréat. Mais c'est encore s'en tenir à la surface des choses. L'école est toujours le reflet de la société, en même temps qu'elle la renforce en reproduisant ses traits essentiels.
fleche [Robert de Herte : La machine à décerveler]
Parutions : Eléments, nº122 -- Sale temps pour l'Oncle Sam
10 octobre 2006
Sale temps pour l'Oncle Sam
Editorial :
Seuls les imbéciles peuvent croire que ce qui se passe à l’autre bout du monde ne nous concerne pas. À l’ère de la globalisation qui, d’une certaine façon, a déjà aboli l’espace et le temps, tous les grands événements qui se produisent en un endroit ou l’autre du globe nous affectent également. Et ils nous affectent d’autant plus que la globalisation marque aussi la fin d’une configuration générale du monde et l’amorce de ce que Carl Schmitt a appelé un nouveau « Nomos de la Terre ». L’ancien Nomos eurocentrique avait disparu au lendemain de la Première Guerre Mondiale. Après 1945, la Terre a été soumise au condominium américano-soviétique. Celui-ci s’est effondré à son tour avec la fin de la guerre froide. La question qui se pose aujourd’hui, avec une acuité chaque jour grandissante, est celle-ci : nous dirigeons-nous vers un monde unipolaire, qui serait inévitablement dominé par la seule grande puissance existant aujourd’hui, les États-Unis d’Amérique, ou vers un monde multipolaire – un pluriversum – constitué de grands ensembles géopolitiques et de creusets de civilisation continentaux, qui pourraient être autant de pôles de régulation de la globalisation ?
fleche [Robert de Herte : Vers un nouveau Nomos de la Terre ?]
Parutions : Eléments, nº121 -- La paternité en question
13 juillet 2006
La paternité en question -- En kiosque 3ème semaine de juillet --
Editorial :
" La société a adopté, sans la moindre limite et sans le moindre contre-pouvoir, l'intégralité des valeurs féminines ", estimait récemment le pédiatre Aldo Naouri. De cette féminisation témoignent déjà le primat de l'économie sur la politique, le primat de la consommation sur la production, le primat de la discussion sur la décision, le déclin de l'autorité au profit du " dialogue ", mais aussi l'obsession de la protection de l'enfant (et la survalorisation de la parole de l'enfant), la mise sur la place publique de l'intimité et les confessions intimes de la " télé-réalité ", la vogue de l'" humanitaire " et de la charité médiatique, l'accent mis constamment sur les problèmes de sexualité, de procréation et de santé, l'obsession du paraître, du vouloir-plaire et du soin de soi (mais aussi l'assimilation de la séduction masculine à la manipulation et au " harcèlement "), la féminisation de certaines professions (école, magistrature, psychologues, travailleurs sociaux), l'importance des métiers de la communication et des services, la diffusion des formes rondes dans l'industrie, la sacralisation du mariage d'amour (un oxymore), la vogue de l'idéologie victimaire, la multiplication des " cellules de soutien psychologique ", le développement du marché de l'émotionnel et de l'apitoiement, la nouvelle conception de la justice qui fait d'elle un moyen, non plus de juger en toute équité, mais de faire droit à la douleur des victimes (pour leur permettre de " faire leur deuil " et de " se reconstruire "), la vogue de l'écologie et des " médecines douces ", la généralisation des valeurs du marché, la déification du " couple " et des " problèmes de couple ", le goût de la " transparence " et de la " mixité ", sans oublier le téléphone portable comme substitut du cordon ombilical, la disparition progressive du mode impératif dans le langage courant, et enfin la globalisation elle-même, qui tend à instaurer un monde de flux et de reflux, sans frontières ni repères stables, un monde liquide et amniotique (la logique de la Mer est aussi celle de la Mère).
fleche [Robert de Herte : Le règne de Narcisse]
Parutions : Nouvelle Ecole, nº56 -- Knut Hamsun
19 juin 2006
Knut Hamsun -- En kiosque mi juin 2006 --
Editorial :
Il y a un mystère Knut Hamsun. Alors même que la quasi-totalité de son oeuvre a été traduite en français, alors même qu'on a tiré de ses ouvrages de très nombreux films ou téléfilms, alors même que, contrairement à d'autres, ses livres ne sont ni vieillis ni démodés (Hubert Nyssen), il reste encore méconnu du public français. Prix Nobel de littérature en 1920, souvent comparé à Dickens, à Ibsen, ou encore à Gorki, Knut Hamsun n'a pourtant pas seulement été le rénovateur de la langue norvégienne et le plus grand écrivain norvégien du XXème siècle - ce qui est déjà beaucoup. Dans sa préface à l'édition américaine de Faim, Isaac Bashevis Singer (qui traduisit Victoria en yiddish) écrit que "toute la littérature moderne de ce siècle prend sa soucr chez lui".
fleche [Alain de Benoist : Knut Hamsun]
Archives : Éléments, nº28-29 -- L'économie totalitaire
7 juin 2006
Eléments 28 Nous voici donc à l'ère de l'Homo oeconomicus. Constatation élémentaire, mais dont beaucoup - parmi ceux qui la font - ne perçoivent même plus l'étendue. Elle est pourtant considérable. On ne dit plus : qui est-ce ? Ou que vaut-il ? Mais : combien vaut-il ? Car il est entendu, désormais, que le bonheur n'est qu'affaire de biens matériels. La propriété familiale, elle-même, ne vaut plus que sa valeur en argent. Tout se vend, tout s'achète : les souvenirs et l'honneur également. Le dernier homme, décrit par Nietzsche, ne cesse de prendre la parole : "Amour ? Création ? Désir ? Étoile ? Qu'est cela ? Ainsi demande le dernier homme et il cligne de l'oeil. La terre sera devenue plus aiguë et sur elle sautillera le dernier homme qui amenuise tout (...) Nous avons inventé le bonheur, disent les derniers hommes et ils clignent de l'oeil ".
fleche [Robert de Herte : Le règne de la quantité]
Actualités : Les grandes vacances de la politique
20 mai 2006
chouette Il faudra bien le reconnaître, la fin de la Chiraquie n'est qu'un épisode de plus dans ce règne des fins de règnes misérables qu'un personnel politique de faible envergure et de moralité douteuse inflige au pays. Des avions renifleurs aux diamants d'un roitelet d'Afrique, on se souvient de l'effondrement lamentable du giscardisme, trahi par un lieutenant jaloux (un certain Chirac), comme si c'était hier. On était sorti des pesanteurs gaullo-pompidoliennes pour foncer vers le tout-libéral en ouvrant à tout vent, pour des raisons bassement matérielles et politiciennes, les frontières du vieux pays gaulois à une immigration dont l'ampleur et l'inassimilabilité allait poser problème plus tard... Puis on versa dans le tout-social avec la longue parenthèse mitterrandienne qui se referma comme à l'accoutumée sous une cascade d'affaires tout aussi sordides les unes que les autres : les " enquêtes impossibles " sur les caisses noires destinées à alimenter les campagnes électorales du Parti au pouvoir (peu importe lequel), les trafics d'armes et d'influence, les liquidations extérieures (Rainbow warrior) ou intérieures (Grossouvre ?...), l'emploi des services secrets de la République et de ses immeubles pour l'intérêt personnel du Monarque (la manipulations des Irlandais de Vincennes par la cellule anti-terroriste de l'Élysée, la mise sur écoute systématique de journalistes, écrivains et politiques jugés subversifs, le logement de fonction offert à la favorite de l'autocrate...) et le mensonge aux Français sur l'état de santé de celui qui n'était plus capable de les gouverner...

Source : L'Esprit Européen
fleche [Jacques Marlaud : Les grandes vacances de la politique]
Archives : Éléments, nº59 -- Hommage à Jean Genet
16 mai 2006
Jean Genet C'était le premier jour de vrai printemps après un long hiver pluvieux. Sur le trottoir une vieille mendiante me précédait. J'accélérai le pas. Je n'ai jamais beaucoup aimé les clochards. Question d'odorat, probablement ! Mais selon mon habitude, je me retournai sur elle lorsque je la dépassai et vis qu'elle avançait à pas lents, retenant de sa main droite en le soulevant légèrement, un pan de son haillon. Cette femme déchue avait le maintien et la démarche d'une infante d'Espagne. Le matin même, on m'avait demandé cet article sur Jean Genet qui venait de mourir, et voilà qu'il m'envoyait ce clin d'oeil bien caractéristique de son oeuvre.
fleche [Denys Magne : Et si on relisait Genet ?]
Archives : Éléments, nº59 -- La civilisation du football
6 mai 2006
Eléments nº59, été 1986 Marx disait que les travailleurs n'ont rien d'autre à perdre que leurs chaînes. Les Francais risquent fort de perdre les leurs. C'est évidemment des chaînes de télévision que nous voulons parler, et plus particulièrement de la décision prise par la nouvelle majorité de privatiser TF-1. Cette décision n'est pas une surprise. Elle n'en laisse pas moins songeur. Il y a quelque curiosité, en effet, à voir la droite se prononcer pour la privatisation de la télévision, alors qu'avant 1981 elle en tenait fermement pour le secteur public et déclarait "illégales" les émissions de radio privées. Il est vrai qu'il n'est pas moins ridicule de voir la gauche, après avoir installé Berlusconi à la tête de la "Cinq", militer aujourd'hui pour la "défense du secteur public". Cette double inconséquence, en dit long sur le caractère de la politique politicienne-et sur la toute-puissance des idées recues.
fleche [Robert de Herte : La grande braderie de la télévision]

Que le football soit un des phénomènes contemporains les plus caractéristiques et les plus étranges, nul ne songe à le nier. Sa mondialisation, son impact médiatique, les sommes fabuleuses qui s'y investissent depuis quelques années, les débordements parfois sanglants qu'il provoque, tout cela contribue à en faire souvent l'"événement" d'une actualité en quête de sensations fortes. Mais dès que l'on essaie de soulever un peu le voile, de comprendre ce qui se passe derrière tout ce remue-ménage, bref de savoir de quoi il est si caractéristique, on se heurte à un néant d'analyse assez fascinant.
fleche [Cercle Héraclite : La civilisation du football]

De quelque côté que l'on se tourne, on ne peut que constater, depuis un certain temps, un dégoût et un refus étonnamment marqués de la politique. Des observateurs habituellement équanimes et avisés s'empressent de déclarer et de démontrer que l'ère de la politique est indiscutablement sur le déclin, suite à la défaite subie par les processus, plus ou moins "messianiques", de changement social. En substance, le schéma auquel on recourt pour justifier la décadence de la politique peut être ainsi résumé: le socialisme réel a échoué partout où il a été expérimenté; le réformisme n'a jamais pris racine de manière sérieuse et décisive ; l'"assistentialisme" succombe à la démagogie et à l'abus ; quant à l'imagination qui aurait dû aller au pouvoir, tout le monde sait qu'en Italie, par exemple, elle a fini derrière les barreaux ou, plus tragiquement, qu'elle s'est dissoute dans la contemplation d'existences irrémédiablement brisées, auxquelles notre société d'égoïstes n'a pas reconnu de circonstances atténuantes, ni offert la moindre possibilité de renaître.
fleche [Gennaro Malgieri : Un autre moyen du politique]
Archives : Conversation avec Julien Freund
22 avril 2006
Julien Freund Julien Freund est mort en septembre 1993. De la fin des années 70 jusqu'à son décès, je l'ai rencontré à maintes reprises tant à Strasbourg que chez lui à Villé et dans ces villes d'Europe où nous réunissaient colloques et conférences. Des heures durant j'ai frotté à sa patience et à sa perspicacité les grands thèmes de la Nouvelle Droite. Il les accueillait souvent avec une complicité rieuse, parfois avec scepticisme, toujours avec la franche indépendance d'esprit qui a marqué toute son existence. Les lignes qui suivent mettent en scène des conversations tenues à la fin des années quatre-vingt. Des notes prises alors sur le vif et des souvenirs demeurés fort intenses m'ont permis de reconstituer par bribe certains de ces moments. Bien entendu, il ne s'agit pas d'utiliser ici le biais de la fiction posthume pour prêter à Julien Freund des propos que les calomniateurs dont on connaît l'acharnement pourraient instrumenter contre la mémoire d'un grand maître. C'est pourquoi j'entends assumer l'entière responsabilité de ce dialogue. Lors de ces entrevues, on le devine, l'ami absent mais souvent évoqué était Alain de Benoist. Ce texte lui est dédié.
fleche [Pierre Bérard : Conversation avec Julien Freund]
Actualités : Le CPE et la peur de l'avenir
6 avril 2005
actualités Il y a encore un mois, une majorité de Français soutenaient le projet de CPE (" Contrat première embauche "). Un mois plus tard, le nombre des opposants était devenu majoritaire. Entre temps, le mouvement des étudiants s'est étendu aux lycéens, puis aux adultes, puis à la France entière. Les manifestations du 28 mars ont vu plus de deux millions de manifestants de tous âges et de toutes conditions professionnelles descendre dans la rue, alors même que le CPE ne concerne que les jeunes de moins de 26 ans. C'est bien la preuve que ce projet de contrat est devenu un prétexte, et qu'aujourd'hui n'importe quelle étincelle peut allumer l'incendie.
fleche [Alain de Benoist : Le CPE et la peur de l'avenir]
Hommage : 1927 - 2006. Jean Mabire, l'Éveilleur
4 avril 2006
Jean Mabire Deux hommes se rencontrent, se jaugent d'un coup d'oeil, se devinent complices. Seriez-vous païen ? Oui. Et vous ? Moi aussi. Un temps d'hésitation. Certes, soupire l'un d'eux, mais de quelle clairière ?
J'avoue beaucoup aimer cette histoire, et j'espère être le seul à la raconter dans ce livre.
Car tout est là. La clairière au coeur de chacun de nous, quand on a refusé le monothéisme, l'Eglise, l'âme moutonnière.
Etre païen, c'est d'abord être soi-même. Pas un autre.
(Jean Mabire : "Itinéraire païen", in Païens ! dir. Pierre Vial, Editions de la Forêt, 2001)
Jean Mabire nous a quittés, ce 29 mars 2006. Il est retourné à la terre et aux embruns de son pays. La pierre rude qui râpe le vent du Nord est le berceau et le lit de sa voix. Il y parle toujours des dieux. Jean Mabire ne nous a pas quittés.
W.
Quelques archives en ligne :
* Jean Mabire    Pauwels, l'admirable
* Jean Mabire    Flaubert, contestataire et nietzschéen
* Jean Mabire    Jean Raspail : "La hache des steppes"

   Fil d'hommages à Jean Mabire   
Parutions : Éléments, nº120 -- Le cinéma français est-il le plus bête du monde ?
3 avril 2006
Le cinéma français est-il le plus bête du monde ?
Editorial :
Rappel qui n'est banal qu'en apparence : le cinéma, ce sont des images qui bougent. Movie, disent les Anglais pour désigner un film et, pour une fois, c'est bien le mot qui convient : réaliser un film, c'est proposer une narration par le truchement d'images qui bougent. Cela signifie que le cinéma s'adresse à l'oeil, et non pas à l'oreille. Qu'il est une monstration, et pas seulement un spectacle. Et que la parole ou la musique ne modifient en rien sa nature. Le film parlant, en d'autres termes, a certainement représenté un progrès technique par rapport au film muet, mais il n'a rien ajouté à l'essence du cinématographe. C'est même au contraire dans le film muet que le cinéma se donne le mieux à saisir dans ce qui lui est le plus propre : soumettre à l'oeil des images qui bougent, les organiser de manière à leur conférer un sens, les ordonner pour en faire une oeuvre. Tout film qui ne vaut que par ses dialogues tire vers le théâtre filmé et ne relève plus du cinéma au sens propre. ".
fleche [Robert de Herte : Feu le cinéma français ?]
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Editions du Labyrinthe

Les Amis d'Alain de Benoist

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